Né sous le signe de la Balance, cet enfant n'a de cesse d'interroger son entourage pour chercher un regard approbateur, un signe encourageant. Il préfère se livrer à de subtiles manoeuvres diplomatiques que d'affronter ou de heurter ses proches. Il obtient d'ailleurs assez facilement ce dont il rêve, parce qu'il charme, séduit à loisir. Son principal souci? Plaire, adhérer à "l'air du temps", au climat ambiant. Pas contrariant à priori, il cherche à concilier les avis divergents, à combler les uns sans desservir les autres. Sociable par nature, il saura s'entourer et trouver les appuis nécessaires à ses desseins. Ses problèmes éventuels tiennent à un certain manque d'individualisme: il lui faut s'associer pour réussir. Aussi est il enclin à suivre les modes et courants, à agir ou penser en suivant un modèle pas nécessairement recommandable. Il garde toujours une certaine naïveté face aux discours d'autrui. Il importe donc de lui inculquer une méfiance qui souvent lui fait défaut. Son extrême sociabilité fera alors merveille... L'inspiration: port d'attache
S'il parait à la dérive, c'est sans doute parce que lui seul sait - ou sent confusément - où est sa voie. A vrai dire, les revers ponctuels n'ont pas l'air de l'inquiéter. Et son avenir? On verra bien. Aidez-le à se situer dans l'existence, à ancrer la barque dans laquelle il a tendance à dériver au gré des courants et des influences extérieures. Mais ne tentez pas de fermer défmitivement les multiples possibles de son destin, de trouver à sa place une voie unique, un chemin tout tracé. Car lui seul sait ce qui lui convient vraiment. Et sa force est de ne jamais transiger sur ce point, malgré l'apparente maniabilité du personnage. Un port d'attache lui sera salutaire. Mais lui seul connaît l'île qu'il rejoindra à l'âge adulte. L'indépendance: je sais tout
Monsieur 'Je sais tout" est indépendant. Il est le chef de la bande, le meneur d'hommes. Appliqué, méthodique, il manifestera très tôt son désir d'autonomie, d'autogestion. Sans entraver sa liberté, il convient de relativiser ces comportements: il est difficile d'être adulte à dix ans! A celui-ci, on peut faire une absolue confiance. On le dit raisonnable, peu sensible aux modes et humeurs du moment. Le risque est là : oublier que celui qui se dit adulte est encore enfant, et le priver d'une affection "de son âge". Il s'appliquera à satisfaire les ambitions des parents, jusqu'à ce qu'un échec mineur soit surestimé, dramatisé: la motivation s'effondre alors. Ce piège déjoué, on appréciera grandement la faculté de l'enfant de se prendre en charge. On l'y aidera sans le priver d'une indispensable nourriture : l'autonomie. Quelques clés pour l'orienter
Ne lui demandez rien ! S'il n'est pas motivé par quelque certitude intérieure, son heure n'est pas venue. Il lui faut du reste du temps pour s'exprimer et découvrir sa vocation. Car il a une vocation. La contrarier serait vain. Il importe, en l'absence de cheminement défmi, de garder une souplesse (formation pluridisciplinaire) suffisante pour ne pas fermer la porte à un destin qui tôt ou tard se révélera spécifique. Il parait délicat d'envisager une totale intégration à un travail de groupe. L'esprit d'équipe n'est pas son fort. Il importe de respecter ce côté "bande à part" sans lequel ses qualités ne pourront pleinement s'exprimer. Il a plus que d'autres besoin de vivre avant tout selon ses propres rythmes, ses valeurs fondamentales. Il sera parfois le "vilain petit canard" du groupe, parce que ses motivations sont incontournables, parce qu'il sait intérieurement que telle ou telle option ne lui convient pas... et que telle autre l'attire irrésistiblement. C'est un individualiste forcené, un être apte à maintenir un cap sans broncher, sans se laisser déstabiliser par les fluctuations ambiantes. Il convient cependant de lui inculquer un sens des réalités qui parfois lui fait défaut. Il a plus que d'autres besoin de s'affirmer personnellement. Ne lui demandez pas d'exercer un métier dans lequel les liens de subordination étouffent complètement sa volonté individualiste. Il sait ce qu'il veut, où il va, et veut être le chef. Responsable de son destin, il supportera mal le dirigisme à outrance. Un travail de bureau totalement subordonné à un planning immuable et rigide étouffera à moyen terme sa personnalité. Egalement stérile une profession sans défi ni virtualité, sans possibilité d'évolution. Il est ambitieux, qu'il le montre ou le cache soigneusement. Individualiste dans l'âme, il s'adaptera mal aux structures contraignantes et supportera parfois difficilement les liens de dépendance. Mieux vaut donc l'aider à trouver une voie dans laquelle une relative liberté est possible. De toutes manières, il saura dire non quand il le faut et choisir envers et contre tout les options lui permettant d'exprimer sa volonté farouchement indépendante. Il sait où aller et sera prêt à payer le prix de l'émancipation, d'une certaine autonomie. A l'heure des choix décisifs, cet incontournable besoin devra être pris en compte.